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babybirdspoetry's reviews
70 reviews
Le Grand Secret by René Barjavel
4.0
C'est un bon mélange de romance et de science-fiction qui joue pas mal sur le mystère. Ça se lit facilement parce que les chapitres sont très très courts (moins de 10 pages) mais c'est vrai que y a pas mal de descriptions un peu compliquées à suivre surtout au début.
Le début par ailleurs était vraiment pas mal décousu et jouait presque entièrement sur le mystère mais le véritable intérêt du livre, les questions de vie, de mort et de vieillesse ne viennent qu'à la fin de la partie I.
J'irais pas jusqu'à dire que c'était incroyable mais c'était sympa et ça ouvre les portes pour une réflexion plus grande sur le thème principal du roman (que je vous laisse découvrir parce que le plot twist dessus est incroyable).
Le début par ailleurs était vraiment pas mal décousu et jouait presque entièrement sur le mystère mais le véritable intérêt du livre, les questions de vie, de mort et de vieillesse ne viennent qu'à la fin de la partie I.
J'irais pas jusqu'à dire que c'était incroyable mais c'était sympa et ça ouvre les portes pour une réflexion plus grande sur le thème principal du roman (que je vous laisse découvrir parce que le plot twist dessus est incroyable).
Le Monde sans fin by Christophe Blain, Jean-Marc Jancovici
5.0
Non seulement c'est une très jolie BD mais elle est aussi très claire, très chiffrée. Pas de discours moralisateur, mais BEAUCOUP d'explications, c'est cool.
Sur la fin, ça aurait peut-être mérité d'un peu plus détailler les solutions mais ça me paraissait être un bon résumé global donc je suis quand même contente de ma lecture.
Ça m'a fait du bien de voir sur le papier, des remarques que je m'étais déjà faites (cette course désespérée à la croissance...) et de pas me sentir seule.
J'avais entendu dire que Jancovici était un fervent partisan du nucléaire, certes il le défend, mais j'ai pas eu l'impression qu'il le positionnait à la place de solution miracle non plus, bien au contraire. Bref, de toute façon tout le discours est argumenté dans le livre, j'y vois pas du tout une propagande de quoi que soit.
Je n'aurais qu'un conseil pour lire ce livre : ne pas faire la même erreur que moi au début en voulant le lire d'une traite et prendre bien le temps d'assimiler les informations parce que c'est DENSE et pas qu'un peu.
Sur la fin, ça aurait peut-être mérité d'un peu plus détailler les solutions mais ça me paraissait être un bon résumé global donc je suis quand même contente de ma lecture.
Ça m'a fait du bien de voir sur le papier, des remarques que je m'étais déjà faites (cette course désespérée à la croissance...) et de pas me sentir seule.
J'avais entendu dire que Jancovici était un fervent partisan du nucléaire, certes il le défend, mais j'ai pas eu l'impression qu'il le positionnait à la place de solution miracle non plus, bien au contraire. Bref, de toute façon tout le discours est argumenté dans le livre, j'y vois pas du tout une propagande de quoi que soit.
Je n'aurais qu'un conseil pour lire ce livre : ne pas faire la même erreur que moi au début en voulant le lire d'une traite et prendre bien le temps d'assimiler les informations parce que c'est DENSE et pas qu'un peu.
Thornhill by Pam Smy
5.0
Gros TW : harcèlement (c'est le thème principal) et suicide
Comment décrire exactement ce que j'ai ressenti ? J'ai été abasourdie par cette fin, peut-être une sensation d'inachevé. On n'en saura jamais plus sur "elle", sur ses véritables intentions, ce qui lui est arrivé ou pourquoi elle pleurait. Je sais qu'en général les histoires qui me frustrent c'est celles que je préfère parce qu'elles me restent longtemps en mémoire, je reste là à me creuser les méninges. Pourquoi les boum boum boum ? Pourquoi, pourquoi et encore pourquoi ?
C'est une lecture qui fait vraiment mal, et en même temps je sais pas trop comment ça m'a fait un peu de bien. Ça donne envie de s'accrocher à sa famille et à ses ami.es, ou au moins de chercher la tranquillité dans la solitude.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Mary avec ses poupées et ses livres, et Kathleen m'a troooop manquée quand elle est partie. Elle aurait pu faire +, lever vraiment la voix mais déjà je la trouve très inspirante pour ce qu'elle a fait à la fin pour Mary.
À part ça j'ai trouvé la mise en page et le déroulement du livre vraiment cool. D'un côté Ella qui n'existe que via les illustrations, qui ne parle jamais et de l'autre Mary qu'on ne voit quvà travers son journal intime et les yeux d'Ella.
Comment décrire exactement ce que j'ai ressenti ? J'ai été abasourdie par cette fin, peut-être une sensation d'inachevé. On n'en saura jamais plus sur "elle", sur ses véritables intentions, ce qui lui est arrivé ou pourquoi elle pleurait. Je sais qu'en général les histoires qui me frustrent c'est celles que je préfère parce qu'elles me restent longtemps en mémoire, je reste là à me creuser les méninges. Pourquoi les boum boum boum ? Pourquoi, pourquoi et encore pourquoi ?
C'est une lecture qui fait vraiment mal, et en même temps je sais pas trop comment ça m'a fait un peu de bien. Ça donne envie de s'accrocher à sa famille et à ses ami.es, ou au moins de chercher la tranquillité dans la solitude.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Mary avec ses poupées et ses livres, et Kathleen m'a troooop manquée quand elle est partie. Elle aurait pu faire +, lever vraiment la voix mais déjà je la trouve très inspirante pour ce qu'elle a fait à la fin pour Mary.
À part ça j'ai trouvé la mise en page et le déroulement du livre vraiment cool. D'un côté Ella qui n'existe que via les illustrations, qui ne parle jamais et de l'autre Mary qu'on ne voit quvà travers son journal intime et les yeux d'Ella.
Yotsuba&!, Vol. 3 by Kiyohiko Azuma
5.0
C'est toujours le manga le plus doux et le plus mignon du monde.
Atlas Six by Olivie Blake
5.0
Ayaaaaa c'était un coup de cœur.
Même si j'avoue que la fin avait une vibe trop différente du reste du livre et que ça sonnait pas super juste.
Mais en même temps les personnages >>>>> ils n'ont pas tous été approfondis (voire aucun n'a été approfondi à 100%) mais ils étaient tous super bien caractérisés (je suis tombée folle amoureuse de Nico je- aaaaaah)
La vibe est vraiment super particulière et en soi il y a pas tant d'intrigue que ça du coup c'est pas non plus dur à suivre mais ça n'empêche d'avoir un univers super intéressant !!
C'était super sympa d'avoir quelques mentions de science (je suis fan) et de philosophie en même temps.
Aussi la narration >>>>> cœur cœur cœur. C'est plusieurs pdv internes mais à la 3e personne aaaaah, du coup c'était vraiment plus facile à suivre que les mélanges de pdv à la première personne, moi j'ai trouvé ça super agréable et j'en vois pas souvent donc c'était cool !
Même si j'avoue que la fin avait une vibe trop différente du reste du livre et que ça sonnait pas super juste.
Mais en même temps les personnages >>>>> ils n'ont pas tous été approfondis (voire aucun n'a été approfondi à 100%) mais ils étaient tous super bien caractérisés (je suis tombée folle amoureuse de Nico je- aaaaaah)
La vibe est vraiment super particulière et en soi il y a pas tant d'intrigue que ça du coup c'est pas non plus dur à suivre mais ça n'empêche d'avoir un univers super intéressant !!
C'était super sympa d'avoir quelques mentions de science (je suis fan) et de philosophie en même temps.
Aussi la narration >>>>> cœur cœur cœur. C'est plusieurs pdv internes mais à la 3e personne aaaaah, du coup c'était vraiment plus facile à suivre que les mélanges de pdv à la première personne, moi j'ai trouvé ça super agréable et j'en vois pas souvent donc c'était cool !
The Complete Robot by Isaac Asimov
4.0
La première partie (avant les nouvelles sur Donovan & Powell) : ok c'est sympa sans plus, y en a quelques-unes meilleures que d'autres mais sinon c'est rien d'incroyable.
La deuxième partie : aaaahhh ???? MAIS JE SUIS CENSÉE DIRE QUOI LÀ. La structure de la dernière nouvelle "The Bicentennial Man"
La deuxième partie : aaaahhh ???? MAIS JE SUIS CENSÉE DIRE QUOI LÀ. La structure de la dernière nouvelle "The Bicentennial Man"
The Hobbit by J.R.R. Tolkien
5.0
POUAH QUELLE CLAQUE.
Au début je trouvais que les nains et Bilbo s'en sortaient un peu trop facilement avec des personnages qui arrivaient juste à temps pour les sortir du danger mais APRÈS OMG. Là on a eu des vraies petites ruses à la Bilbo et la fin, la fin
Au début je trouvais que les nains et Bilbo s'en sortaient un peu trop facilement avec des personnages qui arrivaient juste à temps pour les sortir du danger mais APRÈS OMG. Là on a eu des vraies petites ruses à la Bilbo et la fin, la fin
Le Silmarillion by J.R.R. Tolkien
5.0
Le sentiment à la fin est tellement wtf.
J'avais littéralement l'impression de fermer UN MONDE. Et c'est vraiment ça.
On comprend tellement + de choses au Seigneur des Anneaux après, c'est super étrange, genre ça a répondu à tellement de questions mais que je pensais même pas me poser !!
Mon seul big regret c'est que j'aurais pas dû le lire comme je lis des romans d'habitude. J'aurais dû utiliser l'index un peu plus souvent, parce qu'il doit y avoir littéralement une moyenne de dix noms propres différents par page (j'ai vraiment compté quelques fois). Et même si les histoires se suivent chronologiquement, et qu'il faut lire dans l'ordre, la structure me faisait quand même un peu penser à un recueil de nouvelles.
Je préviens que j'ai trouvé cette lecture super longue (et pour moi le Seigneur des Anneaux niveau longueur c'était plutôt ok), donc c'est vraiment pas adapté à tout le monde et c'est pas une lecture plaisir qu'on peut lire sans prise de tête, il faut vraiment s'investir un minimum dedans quand on lit pour pas perdre totalement le fil. En vrai pour moi la lecture a été un calvaire, j'ai mis deux mois et demi à la finir et je pense que je recommencerais pas, je mets une note aussi haute parce que je suis quand même ressortie de ce truc avec un sentiment super particulier que j'oublierai pas et ça m'a fait comprendre tellement plus sur le Seigneur des Anneaux, ça a vraiment changé ma vision de celui-ci.
J'avais littéralement l'impression de fermer UN MONDE. Et c'est vraiment ça.
On comprend tellement + de choses au Seigneur des Anneaux après, c'est super étrange, genre ça a répondu à tellement de questions mais que je pensais même pas me poser !!
Mon seul big regret c'est que j'aurais pas dû le lire comme je lis des romans d'habitude. J'aurais dû utiliser l'index un peu plus souvent, parce qu'il doit y avoir littéralement une moyenne de dix noms propres différents par page (j'ai vraiment compté quelques fois). Et même si les histoires se suivent chronologiquement, et qu'il faut lire dans l'ordre, la structure me faisait quand même un peu penser à un recueil de nouvelles.
Je préviens que j'ai trouvé cette lecture super longue (et pour moi le Seigneur des Anneaux niveau longueur c'était plutôt ok), donc c'est vraiment pas adapté à tout le monde et c'est pas une lecture plaisir qu'on peut lire sans prise de tête, il faut vraiment s'investir un minimum dedans quand on lit pour pas perdre totalement le fil. En vrai pour moi la lecture a été un calvaire, j'ai mis deux mois et demi à la finir et je pense que je recommencerais pas, je mets une note aussi haute parce que je suis quand même ressortie de ce truc avec un sentiment super particulier que j'oublierai pas et ça m'a fait comprendre tellement plus sur le Seigneur des Anneaux, ça a vraiment changé ma vision de celui-ci.
Magus of the Library, tome 5 by Mitsu Izumi
5.0
On en apprend toujours + sur les perso et l'univers, j'adore
If We Were Villains by M.L. Rio
3.0
Pendant un moment je voulais mettre 2 étoiles parce que Alexander + j'étais saoulée mais, je veux pas être hypocrite, j'ai adoré toute la première moitié et la fin.
Au début, j'étais vraiment prise dans ma lecture, j'avais l'impression de ressentir tout ce que ressentait Oliver et c'était juste incroyable niveau immersion je vais pas mentir. Mais je sais pas trop quand, j'ai lâché ma lecture (notamment à cause des études), et je sais pas pourquoi mais ça m'entraînait plus du tout après, quand j'ai repris.
J'ai hyper kiffé la structure du livre en actes avec des prologues à chaque début d'acte, on revenait dans le présent de manière régulière donc c'était super agréable à suivre.
CEPENDANT !!!!!! Le traitement d'Alexander m'a + que énormément déçue.
Petit 1) c'est le seul personnage au début ouvertement gay et autant ok je sais que dans certains milieux queers y a pas mal de consommation de drogue car queerphobie / traumas liés à la queerphobie => les personnes queers ont une santé mentale moins bonne que la moyenne => ça peut amener certain.e.s à se droguer, et même en dehors de ça oui ok ça peut arriver d'être gay + de se droguer parce que voilà coïncidence but ça a jamais été regardé sous ce prisme-là (et même si tous les personnages en consomment un peu, c'est lui qui en consomme le +) et du coup ça donne juste un énième personnage gay cliché qui adore se droguer et qui est aussi d'après James (si je me trompe pas) un prédateur sexuel (je cite en substance : "où est Alexander ?" "sûrement parti apprendre à des premières années qui ne le savent pas encore qu'ils sont gays") (je rappelle que le gars est en quatrième année). Bref c'est ok qu'un personnage queer ait des clichés mais par pitié traitez-les, parlez-en, je sais pas mais faites pas comme si de rien n'était, dites que votre perso essaie de se sentir à sa place dans la commu et qu'il s'est fait avoir par des clichés queerphobes qu'il a intériorisés, 'fin je sais pas n'importe quoi mais on est fatigué.e.s de voir des personnages clichés !!!!
Petit 2) et ça concerne pas que Alexander. Je vous avoue qu'au début je repèrais pas super bien les personnages donc je croyais que c'était Filippa qui avait un père de "Porto Rico ou Costa Rica" comme c'est elle et pas Alexander qui avait un nom + latinx. Je tiens à souligner que Camilo est aussi chilien et que Filippa la seule chose qu'on sait de sa famille c'est que son père est en prison depuis qu'elle a 13 ans (à moins que j'ai oublié des trucs à cause de la super longue pause que j'ai faite pendant ma lecture). Alors premièrement, en plus d'avoir des problèmes avec de la drogue, ses origines (floues d'ailleurs) suggèrent que Alexander est racisé (après j'ai pas souvenir qu'on en sache quelque chose de sa couleur de peau) et vraiment déjà que c'est super déplacé de parler de n'importe qui "avec des bras de singe" mais si en plus vos fucking "bras de singe" c'est pour parler de quelqu'un de racisé, je sais pas vous vous rendez compte ?????? À un moment, il serait temps de vous rappeler que y a des personnes réelles qui ont été traitées comme des animaux par les colons blancs et que le racisme n'a pas disparu des esprits, donc oui même si c'est pas fait en pensant à mal, ça reste que ça alimente le racisme inconscient des gens et que c'est pas parce qu'il n'y avait pas intention de nuire, qu'il ne faut pas remettre en question ce qu'on dit. Donc vraiment c'est pas normal que cette comparaison à un singe soit passé, ça aurait dû être supprimé. Y a d'ailleurs d'autres moments où Alexander est comparé ou qualifié comme un animal mais les bras de singe c'est vraiment ce qui m'a le + choquée parce que c'était super simple à éviter. La fois où il a été comparé à un chat je veux bien croire que c'était pas visé sur Alexander parce que c'était au moment où tout le monde craquait et que y a d'autres personnages qui ont été comparés à des fauves / félins à ce moment-là ou à la toute fin du livre pour Richard par exemple. Je veux bien croire aussi que la traduction n'a peut-être pas arrangé les choses en mettant des mots qui en français n'ont pas la même connotation qu'en anglais, mais je ne crois pas que ça excuse tout d'autant + que j'ai pas fini de parler de ça là. J'ai dit en début de paragraphe que Camilo était chilien (Oliver le glisse au début du livre dans la narration), bah sachez que à part son prénom, vraiment y a jamais rien eu pour nous rappeler ses origines. Et bref je dis pas qu'il faut absolument développer les origines de tous les personnages, mais bon vu comment Alexander a été traité, je sais pas quoi en penser mais je pose ça là. Aussi perso j'imagine pas automatiquement tous les personnages blancs, donc Filippa je l'ai pas imaginée blanche du fait de son prénom latinx je pense, mais finalement comme on n'a jamais rien su de ses origines, on dirait que M L Rio a pas trop voulu se mouiller à ce propos.
Bref tout ça pour dire que finalement ce livre m'a fait énormément chialé mais je crois que c'est surtout parce que la fin m'a beaucoup rappelé celle de Crime et châtiment (genre la relation Oliver / James = Rodion / Sophie). C'est pour ça que je veux pas lui mettre une trop mauvaise note, genre ce serait pas honnête vis-à-vis de ce que j'ai ressenti.
Petit bonus : la représentation queer avec James et Oliver est cool mais j'aurais bien aimé que la "flexibilité" de la gayness de Alexander soit développé (il dit à un moment être flexible mais on en reparle jamais après) + qu'on parle de son rapport à la drogue. En gros ça aurait pu être un excellent livre si M L Rio avait pas négligé certains points de la représentation queer et si elle avait pas fait n'importe quoi avec la rep latinx.
Au début, j'étais vraiment prise dans ma lecture, j'avais l'impression de ressentir tout ce que ressentait Oliver et c'était juste incroyable niveau immersion je vais pas mentir. Mais je sais pas trop quand, j'ai lâché ma lecture (notamment à cause des études), et je sais pas pourquoi mais ça m'entraînait plus du tout après, quand j'ai repris.
J'ai hyper kiffé la structure du livre en actes avec des prologues à chaque début d'acte, on revenait dans le présent de manière régulière donc c'était super agréable à suivre.
CEPENDANT !!!!!! Le traitement d'Alexander m'a + que énormément déçue.
Petit 1) c'est le seul personnage au début ouvertement gay et autant ok je sais que dans certains milieux queers y a pas mal de consommation de drogue car queerphobie / traumas liés à la queerphobie => les personnes queers ont une santé mentale moins bonne que la moyenne => ça peut amener certain.e.s à se droguer, et même en dehors de ça oui ok ça peut arriver d'être gay + de se droguer parce que voilà coïncidence but ça a jamais été regardé sous ce prisme-là (et même si tous les personnages en consomment un peu, c'est lui qui en consomme le +) et du coup ça donne juste un énième personnage gay cliché qui adore se droguer et qui est aussi d'après James (si je me trompe pas) un prédateur sexuel (je cite en substance : "où est Alexander ?" "sûrement parti apprendre à des premières années qui ne le savent pas encore qu'ils sont gays") (je rappelle que le gars est en quatrième année). Bref c'est ok qu'un personnage queer ait des clichés mais par pitié traitez-les, parlez-en, je sais pas mais faites pas comme si de rien n'était, dites que votre perso essaie de se sentir à sa place dans la commu et qu'il s'est fait avoir par des clichés queerphobes qu'il a intériorisés, 'fin je sais pas n'importe quoi mais on est fatigué.e.s de voir des personnages clichés !!!!
Petit 2) et ça concerne pas que Alexander. Je vous avoue qu'au début je repèrais pas super bien les personnages donc je croyais que c'était Filippa qui avait un père de "Porto Rico ou Costa Rica" comme c'est elle et pas Alexander qui avait un nom + latinx. Je tiens à souligner que Camilo est aussi chilien et que Filippa la seule chose qu'on sait de sa famille c'est que son père est en prison depuis qu'elle a 13 ans (à moins que j'ai oublié des trucs à cause de la super longue pause que j'ai faite pendant ma lecture). Alors premièrement, en plus d'avoir des problèmes avec de la drogue, ses origines (floues d'ailleurs) suggèrent que Alexander est racisé (après j'ai pas souvenir qu'on en sache quelque chose de sa couleur de peau) et vraiment déjà que c'est super déplacé de parler de n'importe qui "avec des bras de singe" mais si en plus vos fucking "bras de singe" c'est pour parler de quelqu'un de racisé, je sais pas vous vous rendez compte ?????? À un moment, il serait temps de vous rappeler que y a des personnes réelles qui ont été traitées comme des animaux par les colons blancs et que le racisme n'a pas disparu des esprits, donc oui même si c'est pas fait en pensant à mal, ça reste que ça alimente le racisme inconscient des gens et que c'est pas parce qu'il n'y avait pas intention de nuire, qu'il ne faut pas remettre en question ce qu'on dit. Donc vraiment c'est pas normal que cette comparaison à un singe soit passé, ça aurait dû être supprimé. Y a d'ailleurs d'autres moments où Alexander est comparé ou qualifié comme un animal mais les bras de singe c'est vraiment ce qui m'a le + choquée parce que c'était super simple à éviter. La fois où il a été comparé à un chat je veux bien croire que c'était pas visé sur Alexander parce que c'était au moment où tout le monde craquait et que y a d'autres personnages qui ont été comparés à des fauves / félins à ce moment-là ou à la toute fin du livre pour Richard par exemple. Je veux bien croire aussi que la traduction n'a peut-être pas arrangé les choses en mettant des mots qui en français n'ont pas la même connotation qu'en anglais, mais je ne crois pas que ça excuse tout d'autant + que j'ai pas fini de parler de ça là. J'ai dit en début de paragraphe que Camilo était chilien (Oliver le glisse au début du livre dans la narration), bah sachez que à part son prénom, vraiment y a jamais rien eu pour nous rappeler ses origines. Et bref je dis pas qu'il faut absolument développer les origines de tous les personnages, mais bon vu comment Alexander a été traité, je sais pas quoi en penser mais je pose ça là. Aussi perso j'imagine pas automatiquement tous les personnages blancs, donc Filippa je l'ai pas imaginée blanche du fait de son prénom latinx je pense, mais finalement comme on n'a jamais rien su de ses origines, on dirait que M L Rio a pas trop voulu se mouiller à ce propos.
Bref tout ça pour dire que finalement ce livre m'a fait énormément chialé mais je crois que c'est surtout parce que la fin m'a beaucoup rappelé celle de Crime et châtiment (genre la relation Oliver / James = Rodion / Sophie). C'est pour ça que je veux pas lui mettre une trop mauvaise note, genre ce serait pas honnête vis-à-vis de ce que j'ai ressenti.
Petit bonus : la représentation queer avec James et Oliver est cool mais j'aurais bien aimé que la "flexibilité" de la gayness de Alexander soit développé (il dit à un moment être flexible mais on en reparle jamais après) + qu'on parle de son rapport à la drogue. En gros ça aurait pu être un excellent livre si M L Rio avait pas négligé certains points de la représentation queer et si elle avait pas fait n'importe quoi avec la rep latinx.